
L’Association des amis du moulin de Saint-Vivien
Un lieu de ressourcement est créé au second semestre 2020 pour l’accueil et l’accompagnement des personnes engagées sur le chemin de la non-dualité.

- Un parcours
Mes recherches se portent principalement sur l’advaïta vedanta (vedanta de la non-dualité).
J’ai suivi en parallèle de ma carrière d’ingénieur en informatique l’enseignement d’Arnaud Desjardins, qui m’a fait découvrir à la fois une nouvelle manière d’être, une conscience comme moteur immobile de ce monde, et une joie inouïe engendrée le plus simplement du monde : par le seul goût du présent. Cela résonne avec l’expression ternaire Satchitananda de l’advaïta vedanta, être, conscience et félicité.
Ayant aujourd’hui cessé mes activités, je veux offrir un cadre de vie pour avancer sur ce chemin avec d’autres personnes intéressées, et partager des expériences dans cette recherche. Cette démarche s’inscrit dans une logique de simplification et purification de notre représentation de la vie.
Jean-Pierre Mongeot m’a suivi avec beaucoup de générosité et une immense patience pendant de nombreuses années nécessaires à ma mise en confiance.
L’initiative de la création de ce centre est née comme on dit merci.
Désormais au service de cet enseignement.
- Les motifs
Nous ressentons tous la nécessité d’écrire une histoire, notre histoire : dans le cadre de ce lieu de ressourcement, nous allons tenter d’y trouver un nouveau sens :
- d’une part en assumant le début et la fin d’une histoire personnelle,
- d’autre part et finalement pour ramener l’histoire universelle à la conscience du présent.
Mais comment harmoniser ces deux histoires ?
• D’abord en resituant le sujet en tant que narrateur qui déroule l’histoire universelle, ce sujet sera différent de l’ego, ou plutôt le chemin de la non dualité révèle que le sujet de l’histoire universelle ne peut jamais être décrit… Et à la fois il est là, au fond de notre présence. Quant à l’histoire personnelle, nous sommes « condamnés à être libres » comme dit le philosophe, mais ce serait un grand gâchis que cette deuxième histoire fût orthogonale à la première. Ici le présent est un présent…
• Ensuite, et de manière plus concrète, en acceptant envies et blessures en chacune de nos histoires personnelles, dans l’accueil des trois ‘a’ qui pilotent nos vies : aversion, avidité et attachement. Comme les oignons font monter les larmes quand on les épluche, nous devons observer et assumer nos élans, constater ce qui n’est pas encore assouvi ou guéri, et apprendre enfin à nous en libérer, en pleurant sur notre sage décision de lâcher tout ce à quoi on s’accroche (par habitude ?), tout ce qui n’est pas durable et donc ne durera pas.
• Enfin en découvrant la conscience qui sacrifie le discours mental, c’est-à-dire finalement en tentant de VIVRE cette histoire à la fois personnelle et impersonnelle, histoire unique pour chacun (« unistoire ») dont la langue est structurée par les silences (qui rendent possibles l’humilité, la vigilance et l’acceptation de ce qui est), cette langue est un moteur immobile qui converge vers la beauté du monde, portée par l’unique Vérité, engageant vers une même paix, à la fois individuelle et partagée.
Ces étapes renvoient aux trois invitations bien connues des personnes qui ont suivi l’enseignement d’Arnaud Desjardins : détruire le mental… éroder les désirs… purifier l’inconscient…
- Une éthique de vie
Pour faire converger ces deux histoires, dans un cadre d’accueil réglé sur les bons rythmes de vie, vous est proposé de rechercher le sens de votre manifestation (réponse au questionnement initial « qui suis-je ? », éternellement humain), et de mettre en œuvre tous les « outils et méthodes enseignées ». Tout cela dans le seul but de mettre en cohérence ce qui paraît essentiel à votre vie et ce qui fait le quotidien, sans se disperser. Par cette mise en pratique, vous vous engagez et testez une éthique de vie, car l’un et l’autre, l’essentiel pour vous d’un côté et votre quotidien de l’autre, s’imposent, si l’on est suffisamment humble, vigilant et en recherche de vérité, comme une dualité. Et une exigence intime vous invite à résoudre à chaque instant cette dualité. Ceci constitue la bonne nouvelle : nous sommes seuls responsables de notre vie, et cela s’impose à la fois comme une grande contrainte (nous ne sommes pas libres) et comme une promesse non moins grande (notre liberté se situe sur un autre registre).
- Un lieu
C’est à St Vivien de Paussac qu’est installée une petite structure d’hébergement proposant de placer chacun de nous dans un contexte (cadre de vie, rythmes d’activités et règles) qui invite au questionnement initial : qui suis-je ? Si beaucoup de nos actions peuvent être déléguées à d’autres dans la vie, cette question ne peut jamais l’être, au risque de passer « à côté » de cet enseignement.
Cette prise de conscience de la dualité et ce questionnement constituent la seule conviction qui justifie ce lieu. D’autres témoins fidèles à la tradition de la non-dualité résument leur enseignement à la seule découverte de la non-séparabilité, d’autres encore réalisent la synthèse verbale extrême « OUI », ou « être un avec ». Ces abrégés de l’enseignement sous forme de question / réponse simplissime invitent à voir que ce chemin se situe au-delà (ou en deçà) du langage, au niveau d’une sorte d’écologie intime, d’une hygiène non seulement mentale mais ontologique (i.e. qui engage notre être), voire métaphysique (quelle réalité se cache derrière l’expérimentation des phénomènes ?), que nous nous proposons de vivre et d’approfondir dans un cadre, un lieu censé nous y aider.
- Bienvenue donc au moulin de la Peyre à Saint Vivien.
Toutes les informations nécessaires sont disponibles sur les onglets Plan d’accès et Contact.
Un premier entretien avec Michel est nécessaire pour discuter des motivations qui animent une demande de séjour.
Un premier séjour ne nécessite pas d’être adhérent à l’association, ce qui est un prérequis pour les séjours suivants.


- Une recherche pour qui ?
Pour préciser à qui s’adresse ce lieu de vie, et afin d’aider le choix des personnes qui hésiteraient à venir, bien que tentées de découvrir le moulin de la Peyre, voici ce à quoi il peut être identifié :
. Un lieu d’hébergement et de recueillement ouvert à toute personne souhaitant faire une pause introspective dans sa vie,
. Un lieu de retraite pour toute personne en recherche (du soi, de la vérité) hors des courants religieux, mais qui ne les exclut pas, car compatible avec toutes les confessions spirituelles,
. Un centre de ressourcement psychocorporel,
. Un ashram.
Des règles précises en régissent la vie.
En aucun cas, ce lieu propose une thérapie au sens usuel, et cet enseignement ne peut être considéré comme une psychothérapie au sens médical du terme. Ce centre s’adresse à des personnes majeures, libres et indépendantes.





Qui suis-je ? Beaucoup de nos actions peuvent être déléguées à d’autres dans la vie ou produites par d’autres, beaucoup de nos pensées sont des citations ou des copies, mais cette question « qui suis-je ? » ne peut jamais l’être, au risque de passer « à côté » de cet enseignement.
